mardi 12 août 2008

Joli cœur : le rebelle sentimental

Société ambivalente
Regard punitif d’une société malvoyante

Femmes je vous comprend.
Lâchement peut être,
mais je vous comprend

Ta détresse est banale à nous échapper
Et dans ta dignité tu souris à t’extasier
Bien sûr je sais la souffrance elle est seule
Et dans ta solitude, la soumission te fait meule.

Que oui femme, je sais, c’est pas rond
C’est même con et plus que moribond

Une femme est toujours, de sa virginité,
Otage, parce que seule faisant sa dignité,
Si elle l’a perd, tout le monde s’en apercevra
Et en elle, l’indignité de la pute à l’état brute, se verra.

Quand un homme en finit avec une femme hors mariage,
Il remballe le matos et la vie continue sans ambages,

La femme elle risque d’être pleine,
Et promise à une honte éternelle
Qui peut bien tuer l’esprit maternel

Ils sont partis ces bébés ,
sans comprendre pourquoi, et
sans avoir la chance de vivre avec.

Que seraient-ils devenus ?

Société de l’ambivalence,
incohérence d’une société moderne
envahit par le vice et où l’on s’obstine
à juger par les vertus d’antan.

Veulent-elles ce q’elles font ?
Font-elles ce qu’elles veulent ?

Et si elles le faisaient pour échapper
au regard punitif d’une société malvoyante.

Et si jamais elles le faisaient par peur,
pour ne pas être marginalisée,
reniée et exclue de cette société d’exclusion.

Et si c’était la sentence d’une socialité
aux pensées puritaines et aux réalités perverses.

Réalité de cette société qui accable les femmes
pour épargner l’honneur des élus hommes.

Une société diffamante
de ces hommes qui prennent le plaisir
pour laisser la souffrance à la femme.

Femmes gardiennes de valeurs en perdition,
Femmes, bouc émissaire de cette société impuissante
face à l‘érosion de ses coutumes pendantes.

Société de ces hommes dominants,
ceux là qui enferment la femme dans la tradition,
pour pas qu’elle soit réveillée subitement
par ce vent libérateur de la mondialisation.

Tradition qui sert les hommes avant les femmes,
celle qui sert la femme par l’homme,
celle là même où la femme,
au-delà de ne pas être l’égal de l’homme,
lui appartient comme tout autre pomme.

Cette société ou l’homme,
par peur de l’intelligence de la femme
l’étouffe et la relègue hors des cercles de décision.

Est-ce pour elle bien ainsi ?
L’ont-elles choisie ?

Société d'équivoque !
N’est-ce pas systémique ?


Femme africaine dominée,
femme battue,
femme violée,
femme liée,

femme convaincue de leur faiblesse qu’à tort
L’homme dans son égo spécule pour se voir fort.

Femme punie, aveugle, sourde et muette,
Femme à la tenue parfaite, femme coquette
Pour un mari qui s’en ira fouler autre moquette
Je sais, dans ton cœur cela doit faire vinaigrette.

Hélas, ton devoir est de rester près de lui
Et voir ainsi t’échapper ta vie en lui.
Entre pleurs nocturnes et invisibles malheurs
Seule et surtout digne, tu brilles comme un cœur.

Société équivoque, mais quel mental
Tu supportes et pour toi c’est primordial.

Supporter et se taire
Pour un homme à s’en plaire.

Femme africaine

Vous avez désormais le choix, disons
celui de vous voir fortes et de dire non,
que vous ne pouvez plus vivre dans ce monde infâme
qui sert le meilleur pour l’homme et le reste à la femme.

Femme dites vous que votre liberté
ne serais pas celle que l’on vous donnera,
mais plutôt celle que vous prendrez.
Dans sa conscience bien servie, lui ne le fera

Femme africaine, je m’incline
Parce que je vous comprend
Pour cause cette posture je décline

Je suis devenu rebelle sentimental
Qui milite pour une nouvelle logique fondamentale.

Aucun commentaire: