dimanche 11 mai 2008

Miroir tragique

Miroir, miroir dis-moi que je suis beau.
De mon moi, ne reste plus que ma peau.
Et toi t’obstines à ta sentence saugrenue,
Même si de toi, vient le sens de ma tenue.

Miroir ….. !

Pourquoi t’écouter perfide,
De mon âme, tu me vides,
J’ai l’air d’un vil suiveur,
A conscience sans honneur.

Miroir, dis moi que je peux être beau comme les autres,
Que oui, beau je peux être même dans mon allure ébène,
Que je suis beau dans ma différence d’avec les autres,
Qu’à la galerie des beautés, plus je ne ferai phénomène.

J’y tiens miroir, dis moi que je suis beau.
Pour t’avoir, j’ai dû vendre mon frère.
Pour t’avoir eu, j’ai perdu mon cerveau.
Et te voici me retenir comme pour me distraire.

Miroir de moi…bordel de miroir !
Où irais-je chercher ma mémoire ?
Tu aimes bien entretenir mon complexe
Raison pour toujours me laisser perplexe.

Dis-moi, fourbe miroir, ne serais-tu pas complice ?
Tes ajustements ne font qu’accentuer mes supplices.
Supplices qui tissent les filons de l’aisance des autres.
Pendant que tu me dénigres, s’érigent la beauté d’autres.

Miroir…

Te suivant, je me suis éloigné de mon moi originel,
Sous ma peau noire bouillonne un antagonisme pervers,
Conflit de corps vu par dévers et de l’âme formatée à l’envers.
A croire miroir, que tu me tiens dans cette logique structurelle.

Tall Mangone.

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