De ma fenêtre, j’aperçois des hommes et femmes libres,
Ceux-là qui peuvent aller et revenir sans que corps vibre,
Moi hélas, je me l’interdisais, je ne faisais plus le bon calibre
Et au tri du système, ne me ferons pas grâce mes indiscrets fibres
Alors j’étais là, et de ma fenêtre, je regardais l’air libre
A défaut de le respirer. Précision : j’étais on ne peut plus libre.
Seulement, user de ma liberté n’était de rien prudence . Libre
Je courais le risque d’être obligé de quitter mon égo-équilibre.
Alors, j’étais là, confiné sous l’odeur de la souffrance
Me lassant du perpétuel songe de mon potentiel partance.
Paranoïa d’un homme qui troque sa raison pour aisance.
Espérant que celle des autres lui accorde complaisance.
Mais, qui avait dit que « l’enfer, c’est les autres »? Simpliste ignorance !
Des autres, devait venir mon salut, à vous les autres, intime reconnaissance.
De ma fenêtre, seul et sans voix, je pouvais bien sombrer sans assistance
Mais bon, ma détresse n’a pas su échappé à votre vigilante bienveillance.
Croyez-moi, vous dire merci serait peu, mais n’est-ce pas l'approprié mot.
Toutefois, pour convenance primitive, j’aurais voulu aller au delà des mots
Vous faire sentir la sincérité de mon merci comme vous me faites si chaud au cœur.
Cette page de l’histoire sera à jamais jalousement gardé au plus profond de mon cœur
J’espère, m’en souvenant des années plus tard, avoir la décence
D’apprécier encore vos valeurs sûres qui m’ont tant fait aimer la France.
Cette histoire, je la raconterait à mes enfants, je la crierai à l’errance
Je leur dirai qu’au plus profond de la générosité de son peuple est la France.
Ainsi de ma fenêtre se faisait l'ambiguité de ma relation avec la France
Dans ma situation, ç’aurait été plus facile de m’en vouloir à la France
Mais, du peuple et du système, où irai-je chercher l’éternelle France.
Cocktail de lois froides et dun peuple d'une générosité spontanée. Touche pas à ma France.

